En 1789, les habitants de Maisons étaient extrèmement pauvre. La famine faisait rage. Comme partout, des cahiers de doléances furent redigés et deux députés se rendirent à Paris pour les y apporter à l'occasion de l'élection de l'Assembleé des Etats-Généraux.

Les doléances portaient essentiellement sur :
- une imposition plus juste, supportée par tous dans la proportion des moyens de chacun, sans privilège
- une simplification de la perception de l'impôt
- la suppressions de plusieurs impôts, et notamment des impôts extraordinaires et de seil, des chasses royales, des droits de passe 
   et des octrois, du droit de débarquement
- une reconnaissance de la pauvreté de la commune
- une suppression de la conscription (service militaire obligatoire pour tous)

En 1792, la commune était si pauvre que les habitants s'étaient cotisés afin d'aider la commune à payer des uniformes et des armes aux volontaires qui partaient servir la patrie. Certains des volontaires n'avaient même pas les 20 ans requis !
Quel patriotisme ! Quelle solidarité !
Surtout si on considère que la commune à cette période comptait environ 120 hommes majeurs. Cela devait faire une sommes très importante à débourser pour chaque ménage.
La vie à Maisons sous la révolution française